Envie !!

Envie !!
Envie de rire.
Et aussi de me perdre !
De me perdre dans mes rires.
Dans des rires, mais aussi avec le mien.
Envie d'oublier.
D'oublier pourquoi je ris.
D'oublier qu'il faut s'arrêter.
De rire.
Je veux courir, sourire, et rire.
Rire, encore et encore, rire.
Jouer.
Jouer à inventer des mots.
Jouer à un jeu sans règles.
Sauf les miennes.
Envie de boire.
Envie d'oublier mon nom.
Et le reste.
Envie d'hurler.
Dans la rue.
Dans tes oreilles.
Sur l'escargot.
Sur le banc.
Sur cette connasse de bite que je n'avais pas vue.
Envie de chanter.
Mal.
Mais alors très très très mal !!
Envie de refaire le monde ...hum ... 3 fois et demie !!
Envie de ne plus être moi.
Envie d'être qui tu me désigneras.
Changer de moi !!
Envie de sacrément me perdre !
Envie de fuir.
Envie de me fuir.
Envie de sensations artificielles.
Envie d'émerveillement puéril.
Envie de folie.
Malsaine la folie, of course !
Envie de rire.
Envie d'avoir 10 ans.
Envie d'être espiègle, coquine, malicieuse, pétillante !!
Envie de sortir de mon corps par des moyens illégaux.
Envie de plaider la folie.
Envie de voir des lumières invisibles !!
Brillantes.
Pétillantes.
Flamboyantes.
Envie d'avoir raison.
Envie qu'il pleuve pour danser.
Danser sous la pluie.
Chanter sous la pluie.
Rire sous la pluie.
Boire.
Décoller.
Courir.
Oublier.
Jouer.
Hurler.
Danser.
Chanter.
Fuir.
Rire.
Rire.
Rire.


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# Posté le lundi 16 novembre 2009 15:30

Camée.

Camée.


Je crois que c'est ce jour là où je n'ai plus été moi, ou plutôt où je me suis retrouvée condamnée à le rester, ce jour là où tout a basculé ...

Quelle journée, quelle période de merde. Tout s'écroule, et moi avec. Tout brillait, tout était si lumineux, si étincelant, si éblouissant, et soudain, il faisait noir.

...

Il fait nuit. Les lampadaires éclairent mes larmes, et il ne fait pas froid, mais je tremble ... je crois. Je marche, laissant un peu de moi à chaque pas, je ne suis plus que fantôme. Je ne sais pas si les gens me voient, mais ce qui est sûr, c'est que moi, je ne me vois pas. Je ne sais plus pourquoi je vis, je ne sais même plus qui je suis.
J'avais croisé ton chemin quelques fois déjà ... Comme j'avais croisé le chemin de tant d'autres. Et comme les autres, ta came tu la promettais être la meilleure. Alors pourquoi toi, et pas un de ces autres ? Je crois que tes traits, tes yeux, ton sourire avaient tout simplement la même faim d'oubli que les miens, et voir au travers de l'âme de quelqu'un d'aussi mal que moi, était pile ce dont j'avais besoin.

Vie de merde, il me faut quelque chose, et vite.
Vite.

Je ne te vois pas arriver, la ruelle est sombre. Pas un mot. Je te regarde, sans réellement te voir, du bas de mon inconsistance. A mes yeux, tu n'es qu'un shoot, je ne vois pas le dealer, uniquement l'objet du deal. Je n'en ai plus seulement envie, j'en ai besoin. J'me fais pitié. Je suis pathétique, une sous-merde dans toute sa médiocrité, une misérable loque d'une banale insipidité. A cet instant, là, plantée devant toi, je ne suis rien.
Tu me regardes, et toi, tu me vois. Tu dois être défonc'. T'as l'air inquiet, ne suis-je pas trop faible pour une dose ? Tu attends un signe de moi qui montrerai ma détermination, car après tout, si j'en veux vraiment ... La came, timide, se cache dans ta main gauche. En silence, je la prends.

Elle est à moi. Je consomme tout, tout de suite.
...
La ruelle scintille, j'entends du bonheur, je suis presque certaine que ce sont les brins d'herbes derrière moi. Je sens l'été me chatouiller les narines, et les frissons du reflet de la lune dans la mer me parcourir le corps. Je plane au dessus de vous, lamentables lambeaux de chair désarticulés, sans être au paradis, car le monde est toujours aussi laid, mais au moins, là, il pétille. Tu es là. Des petits diamants à ailes volent en cercles autour de nous, nous mettent des fleurs dans les cheveux avec une joie contagieuse. Je suis opaque. Je suis bien. Je suis stone.

Le bonheur, l'été, le reflet s'estompent peu à peu, mes pieds touchent à nouveau le sol. Les lampadaires gardent une lueur que je ne leur connaissais pas. Suis-je revenue d'où ta came m'avait (nous avait) envoyée ? Je te vois, pour la première fois. Sans ouvrir la bouche, je te demande quelle est la nature exacte que cette dose, et sans ouvrir la bouche, tu me réponds : "us".

J'étais tombée.
Tombée dans cette drogue. Pas envie d'en sortir. Pas envie de m'en sortir.
Tu étais mon seul dealer, et j'étais ta seule camée. Chaque prise était différente, plus forte, plus intense, et plus je m'éloignais de ce que j'avais été. J'étais accro.

Je suis accro.
Je ne sais plus exactement où j'en étais avant, et je ne sais pas non plus tout à fait où j'en suis maintenant, mais je m'en fous, je plane, tout le temps, sans répits, sans repos pour mon esprit, pour mon corps, pour mon c½ur. Oui, je m'en fous, car au fond, je ne souhaite qu'une chose, mourir d'une overdose.

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# Posté le vendredi 13 novembre 2009 17:59

Modifié le vendredi 13 novembre 2009 18:21

Ne m'oublie pas ...

Ne m'oublie pas ...
" Tout a une fin sauf la banane qui en a deux. "

Je t'ai perdu le jour où je suis partie, hein ?
Chaque pas que je fais vers toi se solde par un stop, un choc, une claque ...
Mais je continue, et continuerai.

J'étais toute cassée, et tu as été mon plâtre. Maintenant tu ne me protèges plus, et j'ai l'impression de me briser un peu plus chaque jour.
Je sais qu'il me faut de la rééducation, que je dois me débrouiller toute seule puisque j'ai choisis de t'ôter, mais j'ai mal partout et j'ai peur de ne pas y arriver ...

Tes yeux me murmuraient "rien que toi", tes mots me hurlent aujourd'hui "casse-toi" ... Et j'ai mal.
Tu me détestes ?
Vraiment ?
Tu m'as rayé de ta vie, c'est fini ?
Tu ne veux plus m'entendre, me parler, me voir ?
Dis-moi.

J'ai perdu le fil de la raison, ai revêtu mon costume de garce que tu m'avais fais mettre dans une pièce condamnée, et suis devenue celle que je m'étais promis de ne jamais être avec toi.
Excuse moi.
Pour ça.
* stop *
Pour toi.
* choc *
Pour tout.
* claque *
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 16:05

Vois.

Vois.
Regarde-moi.
Avec tes yeux.
Avec tes mains.
Avec ton coeur.
Ou ce qu'il en reste.
Regarde-moi.
Regarde bien.
Dis-moi ce que tu vois.
Dis-moi ce que tu vois avec tes yeux.
Avec tes larmes.
Avec ton âme.
Avec ce qu'il te reste de moi.
Regarde.
Dis-moi ce que tu vois.
Dis-moi ce qu'il y a en toi.
Dis-moi ce que tu vois en moi.

Vois-tu ce qu'il a ?
Vois-tu le mal ?
Vois-tu la culpabilité ?
Vois-tu tout ca ?

Regarde-moi.
Pour de vrai.
Regarde-moi.

Tu vois quoi ?
Dis-moi ...
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# Posté le mercredi 21 octobre 2009 17:04

Souris, je pense à toi.



La nuit, les ruelles parisiennes, je suis sure, parlent de toi.
Tu es entré dans ma vie, et tu as tout chamboulé.
J'étais heureuse, équilibrée, enfin.
Mes résolutions prennent feu, mais ne se consument pas.
Tu es entré dans ma vie, et es monté directement à la tête, d'où tu ne sembles plus vouloir partir.
Je ne sais si tu es drogue ou alcool, mais qu'importe, j'ai besoin d'une dose.
Une autre vision du monde, et des choses qui y ont leur place, flottent autour de moi, comme un songe, une révélation dangereuse, je suis un funambule sur un rail de coke.
J'aime.

Les sourires que tu dessines sur mon visages en quelques mots me détournent parfois d'un regard qui ne t'appartient pas, c'est mal, mais pour rien au monde je ne les gommerai pour faire le bien.
Tout a une nouvelle odeur, un nouveau goût, une nouvelle beauté tellement supérieure à celle avant toi.
Je ris, je m'interroge, je doute, tu me tourmentes d'images et d'un futur commun, je ne trouve pas la paix, et tant mieux.

Tellement peur de me réveiller un matin et de voir que j'ai perdu cette chose qui rendait le monde moins laid, moins fade, moins eux. Peur de perdre cette envie de toi, de retrouver la raison et de me confondre dans une médiocre banalité. Nos yeux sont uniques, et ce qu'ils voient l'est aussi.
Et si j'oublie que tu ne m'offres pas plus, mais l'essentiel ?
Et si je me lasse de nous, c'est que je me serai lassée de moi.
Et si tu vois que je m'éloigne, retiens-moi.
Tatoue moi notre folie.
Ne me laisse pas perdre l'envie de sourire, d'un rien, de tout.
Ne me laisse pas oublier tout ces ponts entre nous.
Donne moi l'envie d'en construire d'autre.

Et si malgré tout, je me lasse de notre monde au point de ne plus vouloir y rester, promets-moi d'inventer un mot pour nous, un de ceux que même le karma ne connaitrait pas.

C'est ainsi que je clos mon discours inintelligible, ne sachant même pas si tu le comprendras.
Souris, je pense à toi.

Souris, je pense à toi.
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# Posté le dimanche 18 octobre 2009 14:02

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 16:47