La nuit, les ruelles parisiennes, je suis sure, parlent de toi.
Tu es entré dans ma vie, et tu as tout chamboulé.
J'étais heureuse, équilibrée, enfin.
Mes résolutions prennent feu, mais ne se consument pas.
Tu es entré dans ma vie, et es monté directement à la tête, d'où tu ne sembles plus vouloir partir.
Je ne sais si tu es drogue ou alcool, mais qu'importe, j'ai besoin d'une dose.
Une autre vision du monde, et des choses qui y ont leur place, flottent autour de moi, comme un songe, une révélation dangereuse, je suis un funambule sur un rail de coke.
J'aime.
Les sourires que tu dessines sur mon visages en quelques mots me détournent parfois d'un regard qui ne t'appartient pas, c'est mal, mais pour rien au monde je ne les gommerai pour faire le bien.
Tout a une nouvelle odeur, un nouveau goût, une nouvelle beauté tellement supérieure à celle avant toi.
Je ris, je m'interroge, je doute, tu me tourmentes d'images et d'un futur commun, je ne trouve pas la paix, et tant mieux.
Tellement peur de me réveiller un matin et de voir que j'ai perdu cette chose qui rendait le monde moins laid, moins fade, moins eux. Peur de perdre cette envie de toi, de retrouver la raison et de me confondre dans une médiocre banalité. Nos yeux sont uniques, et ce qu'ils voient l'est aussi.
Et si j'oublie que tu ne m'offres pas plus, mais l'essentiel ?
Et si je me lasse de nous, c'est que je me serai lassée de moi.
Et si tu vois que je m'éloigne, retiens-moi.
Tatoue moi notre folie.
Ne me laisse pas perdre l'envie de sourire, d'un rien, de tout.
Ne me laisse pas oublier tout ces ponts entre nous.
Donne moi l'envie d'en construire d'autre.
Et si malgré tout, je me lasse de notre monde au point de ne plus vouloir y rester, promets-moi d'inventer un mot pour nous, un de ceux que même le karma ne connaitrait pas.
C'est ainsi que je clos mon discours inintelligible, ne sachant même pas si tu le comprendras.
Souris, je pense à toi.